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POU 21 OKTÒB An nou lévé gaoulé !!!!!!! |
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Comment
le pouvoir colonial entretient l'opinion guadeloupéenne dans la
dépendance ?
Un coup de vent, quelques fortes pluies et
c'est la
panique ! ! ! ... Aucun Guadeloupéens ne se souvient que nous
sommes en période
de pluie et de cyclone. Seuls le Préfet et les
prévisionnistes de
Comment
le pouvoir colonial nous pourrit la vie ?
En toute impunité, des années
durant, nos terres, nos
rivières, nos aliments et nous - mêmes avons
été empoisonnés pour satisfaire
les intérêts de la « Métropole », avide
de banane des Antilles, des commerçants
et des grands propriétaires fonciers byen foutépanmal des conséquences
de l'utilisation des pesticides, ailleurs interdits, et ce n'est de la
faute de
personne, sauf de nous - mêmes, de nos agriculteurs qui voulaient
gagner
toujours plus... Et, gare à ceux qui, pour faire fuir les
touristes,
révéleraient cet autre crime et qui oseraient
réclamer réparation !!!t!!!
Des amoncellements d'ordures, des
déchets au bord des
routes de toutes les communes de Guadeloupe au grand plaisir des rats,
des
mouches et autres nuisibles, au mépris de notre santé, de
la qualité de notre
de notre air, et ce sans grève de l'UGTG, tout simplement parce
que des chefs
d'édilité ne s'entendent plus pour le contrôle
politique d'une décharge et le
préfet, grand papa apparaît et décide comment faire
pour nous assurer un
traitement urgent de nos déjections.
Comment
le pouvoir colonial décourage des solidarités ? En toute légalité, un
individu dénommé BORGAT,
s'arroge le droit de spolier des sociétés mutualistes
vieilles de plus de 100
ans, procède à la liquidation d'organisations de
solidarité que nos grands -
parents, ont érigés sous après sous ; il «
rapatrie » des centaines de millions
d'euros en France parce que, prétend - il, avec la
bénédiction de l'ACAM, ces
sociétés d'entraide ne sont pas solvables...
Des dizaines
de liquidations d'entreprises ; des centaines travailleurs licenciées,
des mois de grève pour avoir réclamé l'application des lois françaises
et des familles enfermées dans la précarité nécessairement friands de
solidarité national, prompte à nous garantir un niveau élevé de
consommation.
Quelle
pratique politicienne ? Des forces dites politiques explorent en
priant le
calendrier électoral, moment essentiel de leur pratique
politicienne, moment
principal de déclarations d'intentions, de promesses vaines et
de Kok a Bèl
Poz !
Enfin,
comment diviser les Caribéens ?
Des
peuples de la
Caraïbe
tapis dans nos campagne, exploités dans les champs,
méprisés par nous - mêmes
avec pour seul crime d'être nés dans une colonie non
française.
Est - ce cela notre pays ? Est - ce cela notre Guadeloupe ? Est - ce cela nous - mêmes ?
Assurément
NON ! Non
!!! NONM é FANM GWADLOUP pé pa yenki sa!!!
Cette Guadeloupe là, la France coloniale l'entretient. Quand chez elle c'est le principe de précaution qui est la règle, chez nous ce sont des dérogations pour les neufs réfrigérés ou pour le chlordécone. Elle contrôle le flux de la drogue pour pouvoir maintenir un taux de délinquance légitimant le nombre des forces dites de l'ordre. Quand un Guadeloupéen lève la tête, il faut la couper : au Crédit Agricole, dans les cliniques Les Eaux Claires et l'Espérance, dans les petites Mutuelles, dans la question de l'emploi des pesticides.
Assurément NON !
Gwadloup é Pèp Gwadloup se sont ceux qui refusent cette société de perclus dans ces initiatives et organisations, qui décident tous les jours de construire autrement. Ce sont ces milliers d'hommes et de femmes, ouvriers, employés, intellectuels, ces diverses organisations populaires, de travailleurs, ces centaines d'associations sportives et de quartier qui persistent à dire, à faire, à s'engager autrement pour que nous soyons certainement plus critiques, plus révoltés, plus solidaires, plus créatifs...
Ce sont ces entrepreneurs qui respectent nos mès é labitid, ceux qui investissent là où nous pourrions gagner plus d'autorité, plus de pouvoir. Faut - il rappeler la lutte des travailleurs de la Ferme de Campêche, ceux du groupe KADJI, ceux du Kalenda, la résistance des membres du Comité de Défense des Petites Mutuelles Liquidées, es Agriculteurs, les associations de riverains des décharges ... etc.
Faut - il rappeler les rendez - vous d'appropriation de nous - mêmes, de notre Histoire assurés par le MOUVMAN NONM au cours des rencontres Fè Mémwa Maché - Fè Konsyans pansé ? Faut - il rappeler le travail fondamental des groupes à peau qui transforment le carnaval, ce moment de liesse, de beuverie et de dépravation, en temps de rencontres, d'échanges et de questionnements collectifs ?
WI !!!
Un autre temps est en marche !...Trop souvent nous ne sommes autorisés qu'à nous auto - flagellés, nous auto - détruire en écho à l'éducation inculquée. Trop souvent, rien ne nous semble possible parce que le président de la République française SARKOZY (ou un autre) et les siens en auraient décidé autrement.
AN NOU LÉVÉ GAOULÉ !!!
C'est là et maintenant ! C'est à l'occasion du 21
Octobre 2007,
Ki nou douwé pwan
CONSCIENCE RESPONSABILITÉ
Pouw Fè Nonm, Fow Vlé Nonm
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